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Historique

L’origine du nom de Solesmes viendrait de Saint Solemnus, Evêque de Chartres, mort en 507.
Le blason de Solesmes est symbolisé par deux crosses représentant les    abbayes, par l’aigle royal et la rivière en son centre.

 
Mondialement connue par ses abbayes et plus particulièrement par les chants grégoriens que psalmodie le chœur des moines de l’abbaye Saint-Pierre.
          
  
L'abbaye Saint-Pierre                      La rue Jules-Alain

  Autres anciennes photos du bourg de Solesmes parues en couverture du bulletin communal n° 6 de 1995

 
Mille ans d'histoire entre l'Abbaye Saint-Pierre
et le village de Solesmes


Quand en 1833 Prosper Guéranger souhaita restaurer l’Ordre bénédictin à Solesmes, le prieuré d’origine existait depuis huit siècles.
Dom Thierry Barbeau, moine à l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes à travers un ouvrage très documenté et passionnant a voulu retracer l’histoire de cette abbaye et de sa vocation spirituelle dans l’esprit de Cluny et la règle de Saint Benoît.
 Pour notre part, nous appuyant sur le texte de l’auteur du livre, nous essaierons de mettre plus particulièrement en évidence les relations constamment étroites entre le développement du monastère et l’évolution du village. Nous remercions Dom Thierry Barbeau pour son aimable autorisation.
PREMIERE PARTIE : 1010-1500


Voir les articles parus dans les bulletins communaux n° 20 et 21 de 2009 et 2010
 
    Les fêtes du Millénaire du Prieuré

    Les 28 août et 25 septembre 2010, la commune de Solesmes a fêté le Millénaire du Prieuré :


1) le 28 août 2010 : Fête médiévale

   
      

  

      

       


 


2) le 25 septembre 2010 : "Porte ouverte" de l'Abbaye Saint-Pierre et feu d'artifice

              



     

          


 

                         

Fouilles archéologiques à l’abbaye Saint-Pierre

  Tout est parti d’un projet d’extension du cimetière des moines à l’intérieur de l’abbaye. Avant les travaux, le Préfet de Région et la Direction Régionale des Affaires  Culturelles  ont souhaité faire procéder à  des fouilles archéologiques préventives.
  Il s’agissait de mettre en évidence d’éventuels vestiges dans cette zone située derrière l’église paroissiale car des fouilles effectuées par les moines firent apparaître des traces de sarcophages en calcaire, antérieurs à la création du prieuré au Xème siècle. Les origines de Solesmes remontent  donc au VIème siècle voire à la fin du Vème siècle avec la création supposée d’une paroisse par Saint-Thuribe, évêque du Mans à cette époque mérovingienne. Il est tout à fait intéressant de savoir qu’une forme de village existait.

  L’équipe de l’INRAP a donc procédé en avril 2010 à un sondage grâce à une tranchée de 11 m de long et de 1,70 m de large et a découvert  sous 0,7 m de remblai du Moyen Age, pas moins de 14 constructions funéraires en pierre complétées au sud par un espace construit. Ces sarcophages de calcaire sont accompagnés de coffres plus récents en schiste. Il apparaît en fait que plusieurs niveaux d’inhumation se superposent.  Il est intéressant de constater que l’essentiel du calcaire provient de la région de Doué-la-Fontaine et a été probablement acheminé par bateau  par la Maine puis la Sarthe sur 105 km environ, de même pour le schiste de Trélazé qui a parcouru 85 km par voie d’eau également. Ce transport assez onéreux demandait plusieurs jours de voyage avec ponctuellement nécessité de hallage le long de ces rivières.
 

Les archéologues se sont ensuite intéressées à la population inhumée : les ossements mis à jour sont en parfait état de conservation et correspondent à deux hommes, deux femmes et d’un enfant de moins de 6 mois. Le remblai d’inhumation voisin contient les restes de deux autres enfants en bas âge ainsi que des ossements d’un homme et d’une femme. Un chercheur  paléo pathologiste a pu même déterminer que plusieurs personnes étaient décédées de tuberculose osseuse.
 En conclusion l’équipe d’archéologues se pose la question de la nature du bâtiment proche de l’église actuelle dont la mise à jour permettrait de connaitre le développement du bourg de Solesmes à partir du haut Moyen Age,  ce que nous ignorons actuellement. La surface à explorer,  de l’ordre de 150 m2 comptant 300 sépultures environ, permettrait,  à partir d’un échantillon statistiquement représentatif, de mieux connaitre ce qu’était notre village avant l’implantation du prieuré. Voilà des perspectives  encourageantes pour espérer comprendre notre histoire très ancienne. Affaire à suivre donc…
 
(Rapport final de L’INRAP résumé par Roger SERVER).



Extraction du marbre et de l'anthracite

            Mais Solesmes doit son histoire aussi à l’extraction du marbre depuis le début du XVIème siècle jusqu’au milieu du XXème siècle et celle de l’anthracite au XIXème siècle.
 
Voir articles du Docteur Claude CHAUVIN parus dans le bulletin communal de Solesmes :

n° 7 de 1996 « Marbriers et marbreries en Pays Sabolien »
n° 9 de 1998 « Rais de lumière sur la mine d’anthracite de Solesmes »
n°10 de 1999 « Manières d’agir et de penser à la mine de Solesmes autour de 1848 ».

La rue du Bac :
 
Autrefois, le passeur était chargé de manœuvrer le bac qui permettait aux gens et aux bêtes de franchir la Sarthe d’une rive à l’autre (entre Juigné et Solesmes). Avec la construction du pont en 1904,  le bac cessa de fonctionner. Mais, à la fin de la seconde Guerre mondiale, juste après la libération le 8 aout 1944, les Allemands qui occupaient Solesmes, firent dynamiter le pont au niveau des deux premières arches, pour empêcher les troupes alliées de les rattraper. Malheureusement pour eux celles-ci avaient emprunté l’autre rive. En attendant que le pont soit reconstruit le bac reprit du service afin que les habitants puissent franchir la Sarthe.


Cri Cri plage :

En août 1947 s’y est déroulée une première fête. Au fil des ans se sont succédées de nombreuses vedettes du music hall : Maria Candido, Gloria Lasso, Jacques Brel.
Voir d'autres photos des spectacles à Cri Cri plage, élection d'une reine.
(Photos extraites de l'album historique du comité des fêtes de Solesmes).

Le cimetière :
 
Les Solesmiens passent devant cette croix chaque jour sans se douter qu’elle conserve un patrimoine ancien. Cette croix de boësse (rogations) date du XIVème siècle et repose sur un piédestal du XIXème siècle. On s’en servait pour conduire les processions et un autel existait au pied de la croix. D’autres comme celle-ci existent encore dans la région et certaines ont même conservé l’autel servant de reposoir. Dans un médaillon quadrilobé on retrouve des bas-reliefs abîmés, mais que l’on arrive à reconnaître tout de même. Il s’agit d’une Vierge à l’Enfant (côté rue) et d’une Crucifixion (côté cimetière).



La Chapelle Saint-Aquilin :

Au XIe ou XIIe siècle fut édifié dans un enclos, à proximité du prieuré de Solesmes, un oratoire dédié, on ne sait pourquoi, à Saint-Aquilin. Celui-ci, natif de Bayeux, aurait été évêque d'Evreux au cours de la seconde moitié du VIIe siècle.

On ne sait ni le nom du bâtisseur de cette chapelle, ni les motifs pour lesquels elle fut élevée à cet endroit.

Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 11 de l'année 2000





Le cimetière militaire :
La présence dans le cimetière communal de Solesmes de 105 tombes militaires de la guerre 1914-1918, entretenues par le Souvenir Français, demande explication, car notre commune se trouvait bien loin des champs de bataille. Mais ces "morts pour la France" ne sont pas tombés au front, et ce ne sont pas non plus, sauf exception, des enfants du pays. Il s'agit de fantassins, d'indochinois, de deux tirailleurs sénégalais, d'un Malgache, et enfin d'une religieuse infirmière. Les décès s'échelonnent de mars 1915 à février 1921 : ils concernent des blessés ou des malades soignés dans les deux monastères de Solesmes, qui avaient été temporairement transformés en hôpitaux.
Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 2 de l'année 1991


Pendant la deuxième guerre mondiale :
(Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 15 de 2004)

La rue Angevine :
 

Au XIème siècle, Foulques III de Nerra annexe la forteresse de Sablé et les territoires du prieuré de Solesmes, en promettant aux moines qu’ils seraient respectés. Le Comté d’Anjou à cette époque est plus prospère et plus commerçant que le Maine et les Solesmiens apprécient rapidement le profit qu’ils en tirent. Dans le but d’accroître les échanges commerciaux avec la nouvelle province dont ils dépendent, ils font construire une voie capable de transporter leurs chariots. Elle est appelée la rue Angevine, car elle conduisait jusqu’à « Angiers », qu’on nomme Angers de nos jours.


La Maison St Michel : (Voir l'article paru dans le bulletins communal n° 4 de 1993)


L'ancienne école de garçons : (Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 10 de 1999)

Sur la place Madame Cécile-Bruyère  :
la maison de Pierre Reverdy

 
 L’année 2010 a été l’occasion de célébrer le 50ème anniversaire de la mort de Pierre Reverdy. Pour l’occasion la municipalité a fait poser une plaque commémorative sur sa maison. Cet homme est né à Narbonne le 11 septembre 1889 de père et de mère inconnus, c’est assez rare. Sa mère attend ses 22 ans pour le reconnaître. Elle craignait les commérages car elle avait eu son fils hors mariage avec un négociant en vin narbonnais alors que son mari se trouvait en Argentine. Pierre n’aimait pas trop l’école et pourtant il dévora rapidement tous les ouvrages de Victor Hugo, Rimbaud… Pierre Reverdy côtoya dans sa vie l’élite de son époque et pourtant il venait d’une famille plutôt modeste, ses ancêtres étant des sculpteurs et tailleurs de pierre. Le 3 octobre 1910 il décida de monter à Paris et s’installa à Montmartre. C’est ici qu’il rencontra ses futurs amis : Picasso, Braque, Henri Laurens, Apollinaire, Max Jacob. Comme ses écrits ne lui permettaient pas de vivre il occupa un poste de correcteur d’imprimerie dans différents journaux. Il épousa un mannequin de chez Coco Chanel.
 

Pierre Reverdy menait une vie agréable à Paris, alors pourquoi venir vivre à Solesmes ? Son ami Max Jacob se convertit et son choix l’influença. Il décida alors de quitter Paris et chercha un refuge pour se ressourcer. Il choisit alors Solesmes pour son abbaye. Il y vécut avec sa femme. On raconte d’ailleurs qu’il revenait souvent à Paris pour voir sa maîtresse Coco Chanel... A l’arrivée des Allemands en 1944, Pierre Reverdy est chassé de son domicile. Il achète alors cette nouvelle maison qui n’était alors qu’une grange et la transforme complètement. Il y avait autrefois un petit jardin à côté. Sa chambre se situait au 1er étage. Aujourd’hui la maison appartient aux moniales de Sainte-Cécile. D’après les rares habitants l’ayant connu, il ne sortait pas beaucoup de sa demeure, et le facteur n’avait même pas le droit d’entrer, seul le docteur Gobé, qu’il appelait à chacune de ses crises d’angoisse, avait la chance d’y pénétrer. Il avait de nombreux tableaux de ses amis peintres tel que Picasso.
  

Pierre Reverdy n’était pas très intégré à Solesmes. Au début, il va se rendre à tous les offices de la journée, car il est devenu très pratiquant, mais finalement très vite il se lasse de cette vie pieuse. Son exil, il l’exprimera dans ses poèmes, écrits pour l’essentiel à Solesmes. Il a vécu dans ce village les 34 dernières années de sa vie. Quand il décède en 1960, sa femme choisit de rester à Solesmes. Elle garde une vie pieuse contrairement à son mari et meurt  36 ans plus tard, en 1996, à l’âge de 104 ans. A sa mort elle légua tout aux moniales de Sainte-Cécile. M. Server, maire actuel, l’a connue et raconte qu’à l’occasion de ses 100 ans, pour lui rendre hommage, une petite fête, en présence du Préfet, avait été organisée à la mairie, située à cette époque rue Jules-Alain. Tout le monde l’attendait aux marches devant l’entrée, en pensant qu’elle aurait besoin d’aide pour accéder à la salle du 1er étage. En fait, figurez-vous qu’elle était déjà montée depuis une bonne heure !

Voir également l'article paru dans le bulletin communal n° 6 de 1995

Pour plus d'informations vous pouvez consulter par ce lien le site de la bibliothèque Pierre Reverdy de Sablé
Antoine de Saint-Exupéry (Voir l'article paru dans le bulletin communal n+ 11 de 2000)

Augustin Enjubault (Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 13 de 2002)

Claude Gruer, sculpteur local (Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 13 de 2002)

   
  

Jean-Claude Bouillaud, comédien (décédé à ce jour)  (Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 14 de 2003)

Jean-Michel Bazire (Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 13 de 2002)

Le Rallye automobile (Voir l'article paru dans le bulletin communal n° 16 de 2005)